Les vocalises du chat

Les miaulements que le chat adresse à l'humain sont très souvent spécifiques et n'existent pas dans la communication entre chats. Ainsi l’homme a appris à reconnaître les miaulements du chat et peut identifier s’il s’agit d’un miaulement décrivant quelque chose de déplaisant ou de plaisant.

 

Le chat a une communication essentiellement olfactive et communique donc par le biais d’odeurs et de phéromones.

Cette communication chimique est pour nous, humains, impossible à déceler. Le chat et nous, communiquons donc principalement grâce aux sons, au toucher et au regard. Ainsi, le chat nous signifie ses attentes par des miaulements. Les cris et les hurlements qu’il nous adresse ont la même signification que pour ses congénères, ce sont des signaux de colères et d’agressions.

Les chats ont leur propre répertoire d'expressions vocales et sont beaucoup plus habitués à notre répétoire que nous au leur. Ils sont capables d'adapter ce qu'ils veulent dire à la façon dont nous répondons; c'est à dire que si nous répondons d'une manière perçue comme positive par le chat, il le mémorisera, s'en reservira et cela lui permettra d'elargir son répertoire vocal vis à vis des personnes concernées.

Les miaulements que le chat adresse à l'humain sont très souvent spécifiques et n'existent pas dans la communication entre chats. Ainsi l’homme a appris à reconnaître les miaulements du chat et peut identifier s’il s’agit d’un miaulement décrivant quelque chose de déplaisant ou de plaisant.

On a pour l'instant identifié 16 expressions vocales distinctes chez le chat mais il en existe sans aucun doute beaucoup plus.

 

Vous trouverez en cliquant ici, une video de miaulements et cris de chats .

Pour plus d'informations sur la communication Homme/chat, cliquez ici

 

Les félins et la cataire

 

Les félins réagissent de façon bizarre en présence de cataire, plante vivace qui dégage une odeur agréable de menthe.

 

Il est bien connu que beaucoup de félins (chats domestiques, lions, pumas, lynx, etc.) réagissent bizarrement en présence de l'herbe-aux-chats (Nepeta cataria), ou cataire, une plante vivace qui pousse sur les terrains vagues et qui dégage une odeur agréable de menthe. Ces animaux entrent dans un état de transe, comme sous l'effet d'une drogue.

Ayant d'abord senti la plante, l'animal commence à la lécher, la mordre (mais non la manger), avec une ferveur croissante. Se frottant contre elle, il grogne bruyamment et se roule dessus. Il saute également à mesure que les effets de la "drogue" se font sentir.

Puis au bout de 10 minutes, ce comportement curieux cesse, et l'animal redevient normal, n'ayant apparemment pas de séquelle.

Quelle est donc la substance contenue dans la cataire qui a cet effet sur les félins?

Il semble s'agir de la népétalactone, un composé présent dans les feuilles et les tiges de la plante.

Les chercheurs ont initialement supposé que la plante exerçait un effet aphrodiasiaque, car les félins manifestaient les mêmes réactions qu'en présence d'une femelle en chaleur. Cependant, comme l'a démontré Desmond Morris dans son encyclopédie sur les animaux publiée en 1997, les félins des deux sexes réagissent de la même façon, de même que les chats châtrés.

La sensibilité à la cataire n'est pas acquise mais innée, et seulement la moitié des félins sont concernés. chez ces derniers, elle ne se déclare pas avant l'âge de trois mois; avant, ils évitent soigneusement la plante.

Ainsi, l'herbe-aux-chats agit comme une drogue qui provoquerait un état extatique, et elle n'est pas la seule dans son genre.

Certaines autres plantes, notamment la Valériane (Valeriana officinalis), très commune en Europe, ont le même effet sur les félins.

Fait paradoxal, toutefois, si ceux-ci mangent de la cataire ou de la valériane, ces plantes n'agissent plus comme un stimulant mais plutôt comme un tranquillisant. Les dompteurs de cirque en utilisent pour que leurs "gros chats" restent tranquilles durant leur numéro de piste.

 

 Extrait du livre de Karl Shuker: "Les pouvoirs secrets des animaux". Larousse 2002.  

Prix indicatif: 35 euros

 

 

Le ronronnement chez le chat

 

De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène et la question est encore débattue aujourd’hui

Symbole et source de bien-être, le ronronnement est le plus doux et le plus typique des sons félins. De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer ce phénomène et la question est encore débattue aujourd’hui. On sait que le son est produit au niveau du larynx et que les vibrations corporelles en sont la conséquence, mais on ignore toujours la source exacte de ce ronronnement.

Nous pensons que le ronronnement nous est adressé lorsque le chat est tranquillement installé à nos côtés. Or, le chat ronronne également quand il est malade, quand il souffre, ou lorsqu’il est sur la table d’examen du vétérinaire. Il semble en fait que le chat ronronne plus pour lui-même que pour les autres, aussi bien dans les situations plaisantes que pour s’apaiser en cas de stress.

 
A l’état sauvage, le chat adulte ne ronronne pas. Seule la chatte utilise le ronronnement lorsqu’elle met bas puis quand elle allaite ses chatons, qui ronronnent également en tétant ; le ronronnement est alors un moyen de communication et d’apaisement entre la mère et les petits.


Nos chats domestiques ronronnent à tout âge et dans de nombreuses circonstances. On suppose qu’au cours de la domestication du chat, les individus sélectionnés pour vivre auprès de l’homme étaient les plus sociables, ceux qui conservaient le plus longtemps un comportement juvénile et qui ronronnaient souvent et longtemps, puisqu’il semble que l’espèce humaine soit sensible à ce ronronnement. Au cours du temps, le ronronnement est devenu petit à petit un comportement de notre chat adulte, ce qui peut laisser à penser que nos matous ne sont finalement que d’éternels adolescents !

 

 

 

Article écrit par Sylvie Chantre, comportementaliste spécialiste du chat intervenant sur les départements 06 et 83

Pour en savoir plus sur sylvie Chantre et lire ses articles, vous pouvez visiter son site en cliquant ici.

 

 

 

A quoi sert le chat?

 

Des langages animaliers, celui du chat demeure le plus mystérieux...

"Tous les animaux parlent, excepté le perroquet qui parle", écrivait Jules Renard. Des langages animaliers, celui du chat demeure le plus mystérieux, le plus hiéroglyphique, dira-t-on volontiers, tant le chat et l'Egypte ont appris à faire bon ménage il y  a quelques milliers d'années. Est-ce pour cela que l'on se noie si volontiers dans l'énigme de son regard? on dialogue avec un chien. On capte le sonar des dauphins. Le cheval répond à son cavalier. Mais le chat? Il ne répond pas. Il ne se dresse pas. Il ne fait pas le beau, il est beau, cela lui suffit. En bref, il est aux abonnés absents. Inutile de lui laisser un message. Il s'en moque.

La tentation est donc grande de faire parler les chats, de se rattraper en somme de cette frustration ou de ce vertige éprouvés face à eux. bien des poètes et des écrivains s'y sont risqués, les malheureux! Citons pour le plaisir un livre, un seul, un chef-d'oeuvre, "le chat Murr", d'E.T.A. Hoffmann, puis fermons la parenthèse...et ouvrons-nous aux mystère du chat! Il est l'animal domestique par excellence, c'est-à-dire le seul qui ait réussi à domestiquer l'Homme et non le contraire, et d'un autre côté il incarne la vie sauvage à l'état pur. Ce qu'a joliment souligné Alexandre Vialatte, disant de lui: " Dieu l'a fait dans sa grande bonté pour que l'Homme puisse caresser le tigre." Il est le symbole du confort, de la placidité obstinée, de la somnolence philosophique. Mais plus vif que l'éclair, que la passion, que le caprice, il bondit soudain, il est là, il n'est plus là, il bascule dans une autre dimension spatio-temporelle, c'est un animal de science-fiction. Pour un écrivain, il sert de presse-papier, de correcteur ou de censeur. Aussi sec, il le laisse en plan et bonsoir! Il incarne précisement tout ce qu'un romancier ne pourra jamais capturer. En un mot, il est un professeur d'humilité. Mais arrêtons là! On a compris que le chat, qui ne sert à rien, nous est par cela même indispensable.

 

Texte de Frédéric Vitoux; extrait du dossier du nouvel observateur de janvier 2007 "Quand les animaux pensent"