Le chat en Egypte

C’est en Egypte que remontent les premières preuves de domestication du chat. Tout d’abord toléré autour des greniers égyptiens pour son utilité contre les souris et les rats, il fut ensuite domestiqué pour cette raison. Il passa vite du statut de protecteur de récoltes au statut d’animal familier.

Certaines fresques de l’ancien empire montrent même le chat accompagnant l’homme à la chasse : on ignore encore aujourd’hui si il s’agit d’un mythe ou d’une réalité!

 

 

 

On suppose donc que le chat ganté est l’ancêtre de notre chat domestique actuel. Cependant, les travaux de Schauenberg (1972) basés sur la mesure des indices crâniens des chats ornés, domestiques et gantés (les chats domestiqués ayant un indice plus petit que les chats sauvages) ont montré que le chat orné était apparemment plus proche du chat domestique que le chat ganté. Ceci situerait finalement la première domestication du chat en perse et non en Egypte. En absence d’autres preuves, on considère toujours le chat ganté comme l’ancêtre le plus probable de nos chats actuels.

 

 

Le chat fit rapidement partie des croyances égyptiennes. Ainsi Bastet, déesse représentée comme une femme à tête de chat, défendait la ville de Bubastis. Patronne du foyer, de la famille et de l’amour, elle était aussi représentée sous la forme d’une femme à tête de lionne car selon le Mythe égyptien, le dieu Rê recherchait une gardienne pour le protéger des serpents et il envoya Thôt chercher Bastet en Nubie. Celle ci se cachait sous les traits d’une femme à tête de lionne et c’est en descendant le fleuve à Philae qu’elle se baigna et se transforma en chatte avant d’arriver à Bubastis. 

 

  

Le chat, élevé comme animal sacré, fut momifié (au même titre que d’autres animaux). Ceci signifiait, pour les égyptiens, sa présence dans l’au-delà.