Il ne leur manque que la parole

C’est chose faite avec un traducteur d’aboiement qui fait fureur au Japon !

L'aboiement chez le chien est très complexe. Il en existe plusieurs types différents et n'ayant pas la même signification. Il n'est alors pas toujours facile de comprendre son compagnon à quatre pattes...

C'est ce qu'a constaté le professeur Suzuki, du JAL (laboratoire d'acoustique japonais) au japon et qui a décidé de créer un traducteur d'aboiements pour que l'Homme et le chien puissent enfin communiquer totalement.

Ce premier traducteur instantané pour chiens est un appareil capable d'interpréter l'humeur d'un chien à partir de ses aboiements.

Cet appareil se compose d'un microphone attaché au cou du chien et d'un récepteur doté d'un écran à cristaux liquides qui traduit en 200 mots les six émotions que l'appareil peut reconnaître à partir de signaux reçus par infrarouge.

 

En mode "journal du chien", l'appareil rassemble les données recueillies en une seule phrase pour décrire l'état d'esprit du chien pendant la journée écoulée selon 100 phrases pré-programmées.

En vente depuis 2002 au Japon, la société Takara projette d'en exporter dans d'autres pays.

 

 

Un sixième sens chez le chien...

Les chiens capables de détecter les tremblements de terre.

Les animaux vivent dans un monde sensoriel. Un chien est, par exemple, capable de distinguer deux notes séparées par 1/8 eme de ton seulement; c'est ainsi qu'il peut reconnaître, sans la voir, la voiture de son maître.

Une partie du cerveau du chien est consacrée à l'analyse de ces "super sens"

Certain chiens peuvent prévoir des tremblements de terre plus de 4 heures avant les appareils de detections electroniques les plus élaborés.

Un japonais, le professeur Otha, se consacre à l'étude de ce fameux 6eme sens chez le chien. Pour observer le chien en situation de tremblement de terre, le protocole expérimental consiste à placer un anneau métallique sous un plancher de bois devant la niche du chien afin de recréer un champ magnétique comme avant un tremblement de terre. A chaque micro champs magnétique, le chien a un comportement étrange comme le grattage du sol. Dans les cas de vrais tremblement de terre, certains chien peuvent se mettre à creuser des trous très profonds dans les jardins de leur maîtres.

Des hopitaux japonais ont également constatés une augmentation importante du nombre de morsures 8 heures avant un tremblement de terre.

Le professeur Otha est convaincu que les chiens qui ressentent le mieux les tremblements de terre ont des gènes spécifiques. Son idée est de séléctionner ces chiens et de les répartir sur le japon afin de prédire 100 % des tremblements de terre.

 

 

Loi sur les chiens dangereux: un coup d'épée dans l'eau?

le conseil des ministres a adopté un projet de loi renforçant les mesures de protection contre les chiens dits dangereux 

C'est suite à plusieurs accidents ayant causés la mort de personnes et notamment d'enfants que le conseil des ministres a adopté un projet de loi renforçant les mesures de protection contre les chiens  dits dangereux, destiné  à responsabiliser leurs propriétaires.

 

Les maîtres de ces chiens , quelle que soit leur race devront obtenir une attestation d'aptitude à la détention de ces chiens et soumettre, une fois par an, leur animal à une évaluation de comportement chez un vétérinaire. De plus, un chien ayant mordu devra être signalé en mairie par son propriétaire.

A la sortie du conseil des ministres, Michèle Alliot-Marie a déclaré: "Il s'agit, en particulier, pour les propriétaires de chiens dangereux d'avoir une formation, avec une habilitation en quelque sorte qui sera déposée en mairie au moment de la déclaration. Il s'agit également d'avoir une évaluation par un vétérinaire des caractéristiques du chien"

La nouvelle loi prévoit également de lourdes peines pour les personnes détenant un chien de première catégorie né après le 7 janvier 2000. Celui-ci leur sera saisi et sera euthanasié.

Caroline Lanty, présidente de la SPA, invitée sur le plateau du 12.50 sur M6 a répondu aujourd'hui aux questions de Nathalie Renoux. Elle a déclaré:" Le maître ne sait pas toujours ce qu'est un chien et pense qu'il s'éduque seul. Le grand danger, c'est le propriétaire [...] La proposition de formation pour les propriétaires de chiens est bonne mais la limite aux propriétaires de chiens dangereux est une grave erreur basée sur une donnée erronée: la catégorisation de ces animaux."

Caroline Lanty a ajouté qu'elle ne considérait pas un chien plus dangereux qu'un autre et qu'il n'existait pas de prédispositions génétiques pour un chien d'être plus agressif qu'un autre. "A mons sens, ce projet est un coup d'épée dans l'eau. On avait la possibilité de faire une loi d'envergure sur la filière canine, on avait le temps de bien la constuire, de réfléchir le texte...tout ceci a été fait dans la précipitation et ce texte est imparfait, incomplet"

En conclusion, Caroline Lanty a précisé que la SPA se battait pour lutter contre le délit de sale gueule, pour ces chiens qui ont juste eu le malheur de naître dans une race plutôt qu'une autre.

Pour plus d'infos sur les chiens dits dangereux cliquez ici

 

Le chien est-il conscient de sa propre existence?

le chien a-t-il conscience d’être un chien? A-t-il une représentation concrète de lui ?

Les chiens sont intégrés de manière si étroite à l’homme qu’on en oublie parfois que ce ne sont que des chiens… On leur attribue des intentions, des sentiments et des conceptions loin de leur être accessible.

La première question à se poser est tout bonnement de savoir si le chien a conscience d’être un chien. A-t-il une représentation concrète de lui ? Animal plus ou moins poilu, petit ou gros, avec quatre pattes et une queue.

L’expérience du miroir de Gallup cherche à montrer l’expression d’une conscience de soi et d’une représentation de soi chez l'animal.

 

L’expérience du miroir de Gallup

Le sujet (singe ou chien) naïf est placé devant un miroir, son comportement est observé. 

La première fois qu’un singe est face à un miroir il réagit comme s’il voyait un congénère (attitude de menace ou d’apaisement). Puis au fil des expériences devant le miroir, le singe diminue les comportements sociaux et commence des comportements exploratoires de son propre corps (regarde sa bouche, grimace…). Le singe semble savoir qu’il voit sa propre image.

 

Pour appuyer cette conclusion une tache rouge est appliquée aux sourcils du singe, replacé devant le miroir, celui-ci va toucher cette marque rouge.

 

La première fois qu’un chien se trouve face à un miroir il réagit comme le singe, par des attitudes sociales (jeux, menace, apaisement...). Mais il va vite se désintéresser et ignorer ce congénère aux réactions surprenantes et qui plus est sans odeur. L’expérience s’arrête là, il ne s’en suit aucun comportement exploratoire. Le chien n'interprète pas le reflet dans le miroir comme sa propre image.


Le chien n'a pas conscience de lui-même, sa taille, son odeur, sa corpulence...


La preuve en vidéo...

Une vidéo assez marrante va dans le sens de cette expérience : Le chien ronge son os, un "intrus" s’approche trop prés de lui. Il montre les dents, grogne et enfin passe à l’attaque. Il faut bien défendre son butin ! Ce comportement de menace dans les règles de l’art s’adresse en fait à...sa propre patte !!!

Pour la voir, cliquez ici

 

 

Article écrit par Lucile Garreau, ethologue et comportementaliste chien et chat de la région bordelaise.

Pour en savoir plus sur Lucile Garreau et lire ses articles, vous pouvez visiter son site en cliquant ici.

 

Les chien est descendu de l'Homme

 

Qui l'eût cru? L'espèce canine est socialement plus proche de nous que le chimpanzé. Et son étude permet de mieux comprendre ce qui nous distingue des grands singes.

 

Et si le chien était le plus humain des animaux? Poser la question n'est pas faire preuve d'anthropomorphisme: les recherches les plus récentes montrent que notre fidèle compagnon comprend un geste tel que pointer du doigt vers un objet, suit un regard ou un mouvement de la tête et en général déchiffre la communication humaine quasiment mieux qu'un chimpanzé! Comment une espèce relativement éloignée de la nôtre peut-elle nous être socialement plus semblable que notre plus proche parent dans l'évolution? Selon Brian Hare et Michael Tomasello, chercheurs à l'institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig, la solution de ce problème éclaire d'un jour nouveau notre propre évolution et la naissance des sociétés humaines.

Partons d'une expérience simple. On cache une friandise dans une boîte que l'on dispose à côté d'une autre boîte identique. L'épreuve consiste à trouver la cachette, non pas au hasard mais avec l'aide d'une indication de l'expérimentateur, qui désigne la bonne boîte du doigt, d'une inclinaison de la tête ou encore en tournant son regard dans sa direction. Pour un petit d'Homme, ce test est un jeu d'enfant. Même un bébé de 14 mois identifie la cachette. Soumettes le problème à un chien, après avoir contrôlé qu'il ne peut pas fairer la friandise à travers le récipient: il s'en sortira brillamment et dès les premiers essais, sans avoir besoin d'entraînement ni de dressage.

Même lorsque l'expérimentateurlui complique la tâche, par exemple en désignant la cible de la main gauche alors qu'elle se trouve à droite ou en marchant dans la direction opposée du récipient qu'il montre. Le chimpanzé se révèle, lui, très peu doué pour ce genre d'exercice. Hare et Tomasello  décrivent aussi une expérience dans laquelle l'indice consiste à poser un cube sur le récipient concerné. Là encore, le chien réussit, même si on enlève le cube avant qu'il n'ait fait son choix (afin de s'assurer qu'il n'est pas seulement attiré par le cube). Et là encore le chimpanzé est battu à plates coutures.

Encore plus fort: lorsque l'indice utilisé est la direction du regard, le chien n'en tient pas compte s'il réalise que l'expérimentateur regarde trop haut pour pouvoir désigner un récipient. Autrement dit, le canidé est conscient de ce que voit l'Homme. D'autres expériences le confirment. Par exemple, l'observateur lance une balle puis tourne le dos; dans ce cas, le chien rapporte la balle puis fait un détour de manière à la déposer devant l'Homme. S'il doit choisir entre deux personnes pour obtenir son mets favori - l'une portant un bandeau, l'autre ayant le visage couvert par un seau- le chien demandera à la personne dont le visage est visible. Si l'on expose une nourriture qui lui a été interdite au préalable, le chien l'évite lorsque l'expérimentateur le regarde mais pas si l'Homme a les yeux fermés. Le canidé s'abstient même de saisir un mets interdit alors qu'il est séparé de l'Homme par une cloison - et ne peut donc pas le voir- si la cloison est percée d'une fenêtre: il suppose que, même invisible, l'homme le surveille! Un chimpanzé ne montre pas une telle méfiance, ignorant apparemment ce que l'Humain voit ou ne voit pas.

Toutes ces expériences, qui datent de moins d'une decennie, posent une double énigme: Pourquoi le chien réussit-il? Mais aussi à quoi est dû l'échec du chimpanzé?

Le mystère est d'autant plus troublant que d'une manière générale les primates et en particulier les chimpanzés sont plus intelligents que les chiens et plus doués pour résoudre des problèmes. Par exemple, un chimpanzé, mais pas un chien, comprendra tout de suite que si une planche est inclinée plutôt que posée à plat, c'est qu'il y a quelquechose dessous. De plus, un chimpanzé est parfaitement capable de suivre la direction d'un mouvement ou d'un regard, et il sait ce qu'un de ses congénères a dans son champ visuel. Ce n'est donc pas un problème de perception qui l'empêche de réussir au jeu de la boîte.

Mais alors, qu'est-ce-que le chien a de plus?

La première explication qui vient à l'esprit est que le chien, élevé avec les humains, s'est initié à leurs modes de communication. Mais cette hypothèse impliquerait que le chien réussisse d'autant mieux qu'il a vécu longtemps avec les hommes. Or des chiots de 9 semaines font montre de la même aptitude à communiquer avec notre espèce. Et on ne trouve pas de grande différence entre des chiots élevés "à la maison" et des chiots vagabonds, moins en relation avec l'homme. En clair, l'aptitude remarquable du chien à communiquer avec l'Homme semble innée, ou du moins présente dès le plus jeune âge de l'animal.

Pour Michael Tomasello, lhypothèse la plus plausible est que l'homme, en domestiquant le chien l'a contraint à évoluer en "s'humanisant". A peu près partout sur la planète, et depuis environ 120 000 ans, l'Homme a elevé des chiens pour l'aider à chasser ou à garder les troupeaux. Ce canidé domestiqué descend du loup, qui chasse en meute et qui est déjà un animal très social. Pourtant, le loup n'a pas les talents de communication humaine du chien, il a fallut quelquechose en plus: l'Homme a sélectionné, génération après génération, les chiens qui l'aidaient le mieux. Darwin a d'ailleurs consacré tout le début de "l'Origine des espèces" à décrire cette sélection des chiens par les éleveurs, qu'il prend comme modèle du mécanisme de la selection naturelle. "Je pense,dit Tomasello, que l'homme a, au cours du processus de domestication, sélectionné chez le chien une aptitude à la communication humaine qui fait désormais partie du patrimoine héréditaire de l'espèce canine."

Les grands singes, et en particulier le chimpanzé, ont, eux, évolué séparement de l'homme, à l'état sauvage. Et s'ils sont nos plus proches parents, leur lignage s'est séparé du nôtre il y des millions d'années. Apparemment, ils n'ont pas, dans leur hérédité, la même aptitude à la communication sociale que nous." Ce n'est pas que le chimpanzé ne voie pas l'homme montrer sa cachette du doigt, mais il ne comprend pas le sens de ce geste: il n'a pas l'idée qu'on puisse l'aider à trouver. Dans la vie sauvage, un chimpanzé ne pointe jamais du doigt un objet pour le montrer à un congénère: il pourrait le faire physiquement, mais il n'en voit pas l'intérêt. Les chiens sont sociaux et amicaux, les chimpanzés sont plus intelligents mais plus individualistes, plus portés sur la compétition que sur la coopération."

Une autre expérience de Hare et de Tomasello plaide en ce sens. Cette fois, l'expérimentateur commence à établir une relation de compétition avec le primate dans laquelle le but du jeu est dêtre le premier à se saisir de l'objet convoité. Puis il essaie d'atteindre un seau où a été placée la friandise, sans y parvenir parce qu'il doit passer le bras à travers un trou percé dans une cloison de telle sorte qu'il est trop loin du seau. Dans cette situation, le bras de l'expérimentateur est tendu vers le seau. Un geste similaire au "pointer du doigt" qui d'habitude n'intéresse pas le chimpanzé. Mais dans ce contexte de concurrence, le grand singe réagit et va chercher la friandise dans le seau. Non pas parce qu'il a interprété le bras tendu comme une aide, mais tout simplement parce qu'il veut s'emparer de l'objet convoité avant l'homme.

Le chien lui, interprète correctement les gestes de coopération, parce qu'il possède une aptitude à coopérer avec l'homme. L'idée de Tomasello est que cette aptitude a été sélectionnée artificiellement au cours de la domestication, et que l'homme la possède, lui, depuis une époque antérieure à sa rencontre avec le chien. Mais l'ancêtre commun à l'homme et au grand singe ne devait pas avoir les mêmes qualités de sociabilité, sinon le chimpanzé en aurait hérité. "Les chimpanzés manqent d'un" tempérament humain" qui les pousserait à partager des informations, explique Tomasello. Notre espèce a acquis ce tempérament au cours de son histoire précoce: la première étape de l'évolution des sociétés humaines a peut être consisté en ce que l'homme s'est "autodomestiqué", comme il a ensuite domestiqué le chien"

Cette thèse s'oppose au cliché éthologique selon lequel les espèces ne progressent que dans la compétition et le rapport de force. Ainsi notre plus vieil ami serait le témoin involontaire du processus d'humanisation sans lequel les cultures humaines, avec toute leur richesse et leurs raffinements , n'auraient pu se développer. Ou , si l'on préfère, l'homme n'est rien de plus qu'un singe qui a du chien.

Texte de Michel de Pracontal ; extrait du dossier du nouvel observateur de janvier 2007 "Quand les animaux pensent"

 

 

Obé-rythmée ou danser avec son chien

Un nouveau sport canin qui existe depuis déjà une dizaine d'années en Amerique.

Connu sous les noms d'obé-rythmée, canine freestyle ou encore dog dancing, danser avec son chien est une discipline qui commence à faire fureur dans les pays francophones. Que l'on trouve cela ridicule ou non, qu'on deteste ou qu'on adore, il est indeniable que ce nouveau sport canin suscite de plus en plus l'intérêt des propriétaires de chiens partout dans le monde.

L'obéissance rythmée, c'est juste une équipe maître-chien, en parfaite harmonie qui évolue au diapason d'une musique.

 

Alors que vous soyez agé de 20 ans ou de 70 ans, que votre chien soit de pure race ou non, essayez ce nouveau sport qui vous promet des moments fabuleux avec votre compagnon à 4 pattes! 

 

Vous pouvez voir une démonstration d'obé-rythmée en cliquant ici

Cette nouvelle discipline canine sportive est un  mélange d'obéissance, de jeux, de danse et d'un peu de sens artistique. Pour la pratiquer, rien de compliqué ni de couteux. Il suffit d'avoir du temps, de la patience, un chien et d'aimer jouer et partager de bons moments avec lui. Il n'y a pas d'âge limite pour la pratiquer!